Flow ~ 2018

by eRikm

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1.
Flow 32:08

about

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Le texte ci-dessous, est également en français plus bas dans la page.


Flow
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Since 2014, I have been using two setups I developed while working closely with the CNCM-gnem (National Center for Musical Creation): Idiosyncrasie and Blank Memory. They’re made up of one touch screen tablet and one laptop. The first one was conceived as an enhanced version of the 3Kpad ∞, which I put together in 2000.

Idiosyncrasie uses sound sources that come from the real world in real time from feeds available on the Internet. Much of these sound sources are available for free through an online platform entitled soundmap, which was conceived as a research project at Locus Sonus, an audio arts lab in Aix-en-Provence, France.

Initially, the kind of musique concrète I did developed sound materials recorded on different media (magnetic tapes, vinyl, CDs, music files, etc.). The re-use of these sound materials was pushed all the way to entropy. This approach stemmed from a desire to use the medium to its fullest potential.

My relation to randomness originated with my revaluation of my approach to composition and the use of instruments: how to move away from a colonization of the mind that is inherent to one’s socio-culture in order to open oneself up to one’s "own" way of thinking. For example, launching a playhead on a random vinyl surface and running the risk of being out of bounds. This gesture intentionally integrates the notion of the accidental, where the decision to use these sound sources is made intuitively, in the moment.

In 2005, my work began taking on a post musique concrète aspect, and I’ve been exploring the notion of streaming sounds as opposed to fixed sounds ever since.
In Flow, memorized sounds play a minor or even nonexistent part. I use these sound sources, as well as streaming sounds, in a random way.

This is a departure from the founding principals of musique concrète. Here, it is no longer question of starting out with a sample or with memorized sound, but rather with open source (i.e. “accessible to all”) streaming music. This arrangement of sound material in real time combines the here and the now with that which is elsewhere and distant, beyond horizons. A fictional cartography unfolds along with the streaming, open sounds, mixing street scenes from Brussels and Calcutta with sounds of a coastal forest from Costa Rica or the South Pacific.

The creative process also includes an electromagnetic and luminous device that uses LEDS. The sound sources are generated by the voltage variations of these lamps. These often rhythmic alternations are integrated into the sound data coming from the web and, for the space of a performance, they create a geography of the senses for listeners. Each source has a different output, and can therefore be combined and transformed.
For many years, I’ve been exploring political issues in my visual and sound work, via the compression of time and data. This critical concept of compression is intrinsically linked to the acceleration of my physical gestures, both upon and with the technological tools (vectors of affects). One of the results produced by this approach is the display of a native form of accidental and non-idiomatic sound elements.

This concept is related to the problem of streaming content and numerical data managed by algo-trading, which uses quantum mathematical models that have an impact on the real economy.

Flow is composed from continuous, unpredictable and unknown raw data, data that is theoretically devoid of any linear narration. This approach is diametrically opposite to the political ramifications of today's networks (networks that have become mainly used for socio-marketing).

Flow is powered, as per its philosophy, by native data only, by few if any recordings, by no copies and no distribution platforms. Using original sound data reflects a desire to share, for free, via a medium, a common space and a noticeable timelessness.

The use and appropriation of such volatile data is but a political and poetic commitment. The process creates form in a context where form is not an end in itself.
Erikm 2018


References :
Marcel Duchamp, Erratum musical (1913) for three voices
John Cage, Imaginary Landscape No. 4 (March No. 2) (1951) for 12 radios, 24 performers and conductor

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Flow

Depuis 2014, j'utilise deux dispositifs développés en étroite collaboration avec le CNCM-gmem, Idiosyncrasie et Blank memory. Ils sont constitués d’une tablette tactile et d’un laptop. Le premier à été pensé comme une version augmentée du 3Kpad ∞ système, que j'ai agencé en 2000.

Idiosyncrasie, a la caractéristique de se nourrir de sources sonores issues du réel, en temps réel, au travers des flux disponibles sur Internet.
La majorité des sources sonores sont libres d’accès via une plateforme en ligne soundmap , développée dans le cadre de recherches à Locus Sonus, laboratoire en Arts audio à Aix-en-Provence, France.

A la base, ma pratique de la musique concrète élabore des matériaux sonores fixés sur différents supports (bande magnétique, vinyle, cd, fichier …). Le re-emploi de ces matériaux sonores, sont poussés jusqu’a l’entropie. Ce procédé est une volonté d’utiliser le support jusqu’a son paroxysme.
Mon rapport à l’aléatoire, puise son origine dans la remise en cause de mes modes de compositions et de jeu instrumental. Comment sortir d’une colonisation de l’esprit, inhérente à la socio-culture, en vue de pouvoir s’aérer de ses « propres » schémas de pensée. Par exemple, lancer une tête de lecture au hasard d’une surface d’un vinyle au risque d’un hors champ. Ce geste intègre volontairement l’accident où l’agencement de ces sources sonores se fait intuitivement, dans l’instant.

En 2005 l’ébauche d’une post musique concrète s’impose dans mes recherches. La question des flux en opposition aux sons fixés m’occupe depuis cette période.
Dans le contexte de Flow, les sons mémorisés demeurent minoritaires voir inexistants. J’utilise ces sources sonores ainsi que les flux, de manière aléatoire.
Ici, s'exerce une rupture avec les fondements de la musique concrète. Nous ne parlons plus d'échantillon ou de son mémorisé comme postulat de départ, mais de flux ouvert (c’est à dire « accessible à tous » ). Cet agencement de matières sonores en temps réel, combine l'ici et le maintenant avec l'ailleurs, les lointains, au delà et en deçà des horizons. Une cartographie fictionnelle se déploie au grès des flux ouverts, combinant des scènes de rue à Bruxelles et Calcutta, où encore les sons d’une forêt côtière du pacifique sud au Costa Rica.

Le processus de création inclut également un dispositif électromagnétique et lumineux à base de LEDS. Les sources sonores sont générées par les variations de tension électrique de ces lampes. Ces alternances souvent rythmique, sont intégrées aux données sonores issues du web et créent pour l’auditeur une géographique sensorielle le temps de la performance. Chaque source ayant des régimes différents, est susceptible d'être combinée, transformée.

Je questionne depuis de nombreuse années, par le biais de mon travail visuel et sonore, la question du politique à travers la compression du temps et des données.
Ce concept critique de compression est intrinsèquement lié à l'accélération de mes gestes physiques, sur et avec les outils technologiques (vecteurs d'affects). L’une des résultantes est l'agencement d'une forme native d’éléments sonores accidentels et non idiomatiques.

Ce concept s’avère connexe à la problématique des flux et des données numériques gérés par des algotradings, d’après des modèles mathématiques quantiques ayant un impact sur l’économie réelle.

Flow compose à partir de données continues, imprévisibles et inconnues, bruts, et a priori dépourvues de narration linéaire. Cet acte se situe à l'antipode des enjeux politiques des réseaux d'aujourd'hui (réseaux devenus principalement socio marketing).

La mécanique de Flow s’alimente par, philosophie, uniquement de données natives, d’aucuns ou de peu d’enregistrements, d’aucunes copies et d'aucuns services de diffusion. Les données sonores originales sont inscrites dans une volonté de partager par pure gratuité, via un médium, un espace commun ou un remarquable atemporel.#

L'utilisation de telles données volatiles dans leur détournement n’est qu'un engagement politique & poétique. Le processus crée la forme dans un contexte où la forme n'est pas un but en soi.
Erikm 2018


#. Paragraphe issu du projet « Zome »
Références :
Marcel Duchamp, Erratum musical (1913) pour trois voix
John Cage, Imaginary Landscape No. 4 (March No. 2) (1951) pour 12 radios, 24 interprètes et chef

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eRikm France

eRikm Is a French composer,improviser and visual artist. "Erik M" until 2001, then "eRikm". Works both in the studio and on stage . He lives and works in Marseille, France.

He is most well-known for his improvisational collaborations. Notable collaborators include: Luc Ferrari, Christian Marclay, Dieb13, Otomo Yoshihide, Mathilde Monnier, Jérome Noetinger, FM Einheit...
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