Sixperiodes ~ 2006

by eRikm

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about

No Structure… No reason… No anything…. Nothing!

He lives in the South of France, he used to be a visual artist, and he started his musical carrier as a rock guitarist. He wrote dance music, according to Mathilde Monnier, a well-known dance chorographer. His latest release ‘sixperiodes’ has been published by Sirr records, a lable well known for experimental music. His name is eRikm.
And I, I just listened to this record, true to its name consisting of six pieces, or ‘periodes’. Just to get started, the only musical instrument I was able to identify was a piano. But let’s not drift too far away, and before you read on I must prepare you for a rather untypical review. Since this is the only way to approach these sounds. Are you ready? Here it goes:
Les paesines
Silence, complete silence. Still silence…. S i l e n c e… far, far away, what seems to be a bell, once rung and the sound looping on and on, louder and louder, like in waves, over a landscape, flat, burnt, dark, suffering under a blistering heat… as do the ‘paesines’… and as it has come, slowly, slowly,  s l o w l y, the sound fades away to where it came from. Until finally, there is silence, complete silence…
Slide
Worn out vinyl, crackling records, adjusting an old radio in outer space. Beeeeeps… rapidly changing frequences, turning from drowned milk in blue color to green smelling piano chords… abrupt changes of frequences… crackling… a hint of a high drum roll, or????
Alliterations
Orange bubbles, fading into greenish rectangulars, blue background that crumbles into acid rain…. I kill a fly,  2:53 minutes into the piece… chimes of purple fading into burning white… yes, the composition smells, it smells like sepia brown… Adjust it! Adjust the damn radio! Wheels in yellow rotating an invisible tape, which drowns in a heavy drizzle of bluish red. Carmino! The new born star erupts into a ray of lightning…
Paris qui Dort
Small waves wash up at the stonewalled boarders of the river Seine. TALK. Crushed paper to place your head on. A fireball emerging from the depth of a galactic ocean, faster and faster… rhythms… slow, than steadier…than dead. DEAD! Boiling oil, a sizzling pan… the waves still…
Slide
Nothing… you know, nothing. Something unidentifiable… No, not from here… not from there… Emptiness… No Structure… No reason… No anything…. Nothing!
Slide
Moon… A moon burries us inside… Yellow rocks, red rocks, sand… quietness… A galaxy absorbs the live and the living… Live? Living? What are we talking about? Wobble… I drink a can of green paint… 



By: Fred Wheeler

credits

released February 1, 2006

Musicien tourné vers l’électronique, mais aussi plasticien et vidéaste, eRikm a un goût prononcé pour la notion de recyclage ainsi que pour des travaux sur la génération et la Dégénérescence du corps sonore. Cette fois, pour sa nouvelle pièce « Sixpériodes », ce sont ses propres musiques jouées de 2001 à 2004 lors de ses participations à de multiples spectacles vivants qu’il reprend, comme s’il s’agissait d’une seule œuvre qu’il aurait construite au fil du temps.  
Grâce à ses origines rock et à sa prédilection pour l’improvisation en public, son approche des instruments électroniques se montre étonnamment physique. C’est ce que l’on a pu clairement ressentir lors de ses récents concerts parisiens, tant à l’exposition « Live » du Palais de Tokyo, qu’à la Ménagerie de Verre ou au Centre Pompidou. Très tôt, c’est de la façon la plus naturelle qu’il a eu le désir d’associer ses recherches à celles d’artistes venant d’autres champs d’expression tels que la danse ou le théâtre et qui, eux aussi, interrogent le rapport au corps, au temps, à l’espace.
Après s’être fixé à Marseille, il réalise  « Hétéradelphe » avec Christoph Schütz, un comédien qui pratique également la danse Butô. En 2001, la chorégraphe Mathilde Monnier lui demande de collaborer à « Signés Signé » - un hommage à Merce Cunningham - pour lequel il jouer sur scène dans ça pratique de platiniste, en utilisant les sons produits par l’installation visuelle et sonore qu’il a conçue à partir d’un ruban de latex extensible, au milieu duquel les danseurs évoluent. Puis, toujours avec Mathilde Monnier, il crée en 2002 la musique d’« Allitérations » sur le texte « Séparation de la danse » de Jean-Luc Nancy, en travaillant sur les frottements qui surgissent entre le verbe, le son et le mouvement et, en 2003, celle de « Déroutes ». Pour cette  pièce, il a amplifié toute la scène sur laquelle il a déposé divers objets, ce qui lui permet de  prendre en compte les plus petits sons émis par les danseurs lors de leurs déplacements auxquels il adjoint des sons d’harmonicas et des sons de frictions d’air. La même année, il participe également à « Slide » avec les danseurs de l’Opéra de Lyon, performance pour laquelle il collabore avec le pianiste et organiste Charlie O auquel il propose différents thèmes de musique électronique improvisée élaborés à partir de ses propres banques de sons et de données. Cette pratique qu’il affectionne s’avère être une quintessence parfaite du recyclage, puisqu’elle lui permet de retrouver, par hasard, des sons vieux de plus de dix ans, abondamment transformés lors de ses nombreuses performances en public, et de pouvoir les réemployer d’une façon totalement nouvelle et fraîche en une sorte d’auto-génération infinie.
À la fin de l’année 2004, il improvise en direct, à Beaubourg, devant les images du film de 1923,  « Paris qui Dort », de René Clair. C’est ensuite le metteur en scène François-Michel Pesenti qui lui demande d’intervenir deux soirs sur son spectacle radical et aux aspects visuels décoiffants « Les Paésines » monté au Théâtre de Gennevilliers. Là ErikM improvise sans jeter un seul regard aux acteurs afin d’éviter toute tentation illustrative, captant « simplement » mais intensément, du coin de la scène où il s’est installé, toutes les énergies qui se dépensent sur scène .
Repris, revus, façonnés et remodelés dans son studio, c’est avec tous les éléments musicaux empruntés à ces différents spectacles qu’ErikM a composé ce « Sixpériodes » dans lequel il est question de faire se rencontrer, et parfois se heurter la « chair » des sons. Il s’agit peut-être également d’un jeu pour l’oreille, bâti comme un étrange puzzle, une sorte de rébus d’imaginaires, formé à partir de la grande montée minimale des premières minutes de sa musique improvisée pour les « Paésines », s’enchaînant avec les musiques d’« Allitérations » puis de « Slide », en passant par celle de « Paris qui Dort ».  
À chaque détour sonore, je ne peux m’empêcher d’établir des liens avec sa facétieuse vidéo « Depressive Fighter  I et II », dans laquelle on le voit, coiffé d’un casque de boxeur, émettre des sons vocaux alors qu’il lutte avec un compresseur qui lui envoie de l’air dans la gorge. Il en a réalisé deux versions successives: la première « juste » tournée et montée, serait un peu l’équivalent de ce qu’il peut faire lors des spectacles «live», la seconde très travaillée à partir d’un son retraité, filtré, modulé, correspondrait à ce qu’il vient de faire avec tous ces fragments qui tout à coup dans cette revisitation après coup, prennent une autre couleur et une autre cohérence.

Mathilde Monnier et eRikm ont travaillée ensemble
Sur cinq spectacles de danse entre 2001 et 2005 .
Signé signés, Allitérations, déroutes, Slides , Frère & Sœur

Jacqueline Caux
www.jacquelinecaux.com

Sirr records 0024

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about

eRikm France

eRikm Is a French composer,improviser and visual artist. "Erik M" until 2001, then "eRikm". Works both in the studio and on stage . He lives and works in Marseille, France.

He is most well-known for his improvisational collaborations. Notable collaborators include: Luc Ferrari, Christian Marclay, Dieb13, Otomo Yoshihide, Mathilde Monnier, Jérome Noetinger, FM Einheit...
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